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Soupirance

Meurtri funeste

Meurtri funeste
Meurtri funeste :

Bien que la musique plume l’accord du cœur.

Bien que les notes font chou blanc à la candeur.

Bien que les croches se perdent dans un trou de noirceur.

Bien que le cri du silence se joue tout en chœur.

Bien que la colombe se cache de la peur.

Bien que le courrier est livré par le facteur.

 

Tout paraît comme du baume au cœur

Tout paraît comme sans âme, sans candeur.

Tout paraît comme tâches de noirceur.

Tout paraît comme pénitence en chœur.

Tout paraît comme l’aile de la peur.

Tout paraît comme la va-vite du facteur.

 

Puis s’embaume la mélancolie

Puis erre l’esprit démuni

Puis s’imprègnent  les ombres de nos vies.

Puis se confessent les solitaires meurtris.

Puis s’éternise l’attente aigrie.

Puis arrive une lettre où la nuit se lit…





Commentaires

  • puis arrive une lettre où nuit se lit...

  • LuneDeTristesse Site web/blog
    LuneDeTristesse · 25 mars 2012

    « Bien que les ailes nous emportent vers la légèreté de nos songes,
    Tout ce qui règne en nous, nous construit...
    Puis nos racines nous reviennent et nous enrichissent... »
    Parfois notre regard cache ce que nous connaissons de nous-même...

    Et pour répondre, plus directement à votre question, oui , ces "Puis" s'enracine puis puiser le meilleur comme le pire...

    Merci pour votre passage et, surtout pour votre commentaire.

    Mes respects,

    Lauriane.

    • Eugène Henri
      Eugène Henri · 23 mars 2012

      Parmi vos poèmes dessins, celui-ci me touche le plus.
      Les ailes du Bien que
      Le corps de Tout
      Les racines de Puis (je n'ai pas dit les pattes)
      et la nuit dans la tête.
      Ce commentaire n'est pas une lettre qui nuit, lune de tristesse...

      Me surprend que le Puis ne soit pas dans les ailes, mais un Puis qui s'enracine n'est-il pas un puits qui arrose et fait grandir?

      Amitiés

      Eugène

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