soupirance.blog4ever.com

Soupirance

Ma vie, une page blanche.

Ma vie, une page blanche.

 

Mon nom n’a pas d’importance. Je préfère me résumer à mon prénom, Lauriane.

J’aime la poésie depuis le collège, depuis ma rencontre avec ce professeur de français, M. Watteau. Apollinaire et ses calligrammes, je les ai découverts, puis au lycée j’ai appris la rime. Entre temps j’écrivais des stupidités. Je n’ai, d’ailleurs, garder qu’un cahier… « Ne pas ouvrir. ».

Ma vie se résume à ce poème : « Ne dites point… » de Jean Moréas :

« Ne dites pas : la vie est un joyeux festin ;

Ou c'est d'un esprit sot ou c'est d'une âme basse.

Surtout ne dites point : elle est malheur sans fin ;

C'est d'un mauvais courage et qui trop tôt se lasse. »

 

Et mes rêves sont comme cette deuxième strophe d’alexandrins :

 

« Riez comme au printemps s'agitent les rameaux,

Pleurez comme la bise ou le flot sur la grève,

Goûtez tous les plaisirs et souffrez tous les maux ;

Et dites : c'est beaucoup et c'est l'ombre d'un rêve. »

 

Pas besoin de l’écrire sous des vers qui me rongent. Mon avenir est un mirage en plein désert. Et demain, ma carcasse sera bouffée à vers… Il n’y a pas de poésie dans mes propres blasphèmes. La vie m’a durcit un cœur qui se glace. Et bientôt l’hiver sera mon impasse. Là où je finirais sur place…

Ma lune s’attriste ; Dans la pénombre, elle cache mon désespoir… Alors, pour ne pas sombrer j’écris tout ce dérisoire.

Je sui sen bonne santé et j’ai encore toute ma tête ! Pourtant… quand je lis ce que j’écris, je n’y vois qu’un profond vide qui s’installe…

J’aurais pu avoir des amis ! Mais… la solitude est ma seule amie ! Quelle infamie…

Je pleure des larmes de crocodile, dans ma triste idylle. Comme c’est débile, ou plutôt mal habile.

Je reprends des textes qui ne sont les miens. Et ainsi mon âme vit un peu bohème. Si un jour je deviens vagabonde, faute de plus avoir un toit sur ma tête. Logerais-je au cimetière comme une âme en peine ? Ou partirais-je sur des champs de roses pour un peu d’éternité ?

Ma vie est mal faite parce et pour faute, je ne me suis pas vantarde. « Vendez-vous aux entretiens… » Quelqu’un veut me vendre ? Si oui… Mais ne vendez pas mon âme ! Pas mon âme ! Mon unique feu d’or ! Mon unique tissu d’argent !

Ne vendez pas mon âme au diable ! Ne prenez pas mon âme… elle souffre tant… Ne prenez pas mon âme… laissez-la partir… avant…

Libérez mon âme, avant… Avant qu’elle ne s’éteigne comme se tuait mon étoile à vouloir trop y croire… y croire en un lumignon d’espoir. Des « Je vais m’en sortir »… J’en ai construis ma tombe.

 

Creusons, creusons… je creuse l’issue de secours… Tiendrais-je le bon bout ? Je suis à bout d’y croire. Et ma foi succombe au désespoir… C’est à se fendre la poire, dans cet humour noir.

 

 


Tous droits réservés - 2012 - Lauriane Lopès


16/10/2012
4 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 64 autres membres