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Soupirance

Ce n'est pas un poème, juste une vérité...

Pas de poésie, juste une vérité….

 

Un silence se pose sur l’écoute qui me met en sanglot. Une injustice de la rue, sur des gens comme vous et moi.

 Peu comprenne, leur boulot leur fut facile d’accès et aujourd’hui la belle vie avec leurs foutues tracas du quotidien font d’eux des têtes basses. Pourtant certaines se lèvent… le temps de traverser les rues…

Le travail est un lingot d’or qui faut savoir garder pour assurer son toit. « Vous cherchez un emploi ? – Oui… -Parlez-moi de vous. –Que vous  voulez savoir ?... » Il ne faut pas croire ; la vantardise est un luxe qui, de nos jours, est une vertu.

Mais voyez-vous… un Sans Domicile Fixe parle… Un ancien légionnaire et son pays lui tourne le dos. Son ami se nomme Coluche. Et Son mérité s’étincelle dans des diplômes, des petits boulots, mais regardez par vous-même… Pourtant personne ne lui tend la moindre attention. Son toit, c’est son courage.

Combien de fois ai-je entendu « Ils ont qu’à travailler ces fainéants ! ». Mais qui l’est plus que l’autre, si ce n’est celui qui blasphème. Oui, Monsieur c’est un blasphème. Vous parvenez à réussir parce que tout vous sourit, mais ne croyez-vous pas que d’autres on essayait durant des années à se dé-patauger de leur trou à rat ? (Vous ne comprenez pas…) D’ailleurs, que savez-vous ? Nul ne sait ce qui se passe derrière une porte fermée…  « Ils sont à la rue, me dites-vous… ». Leur face se renferme et leur cœur aussi. Moi ? Quoi, moi ? Pourquoi je tiens avec eux… Mon espoir se nourrit de mon désespoir dans le rêve de sortir de ma propre galère. Tout simplement, Monsieur.

(…) Monsieur ! De vos mots plus rien me touchent, ne cherchez pas à me maudire. Mon étoile s’est éteinte depuis longtemps déjà et la Lune m’a recueillit depuis. Je pourrais construire des montagnes avec vos paroles d’injures, mais je n’en ferais rien. Dans la fonte des glaces, je deviens l’iceberg qui voit le jour. Je n’ai pas l’intention de couler un Titanic. Je suis naufragée du temps qui passe. Et la passivité m’envoie sur le repos des roses. Heureusement qu’elles piquent, elles me tiennent en vie. Vous ne savez rien. Et même si vous lisez ces lignes, Monsieur, demain vous tournerez la page. C’est bien normal. Que dites-vous ? … Ce que j’attends ? Que l’on me laisse saisir ma dernière chance, même si aujourd’hui mon cœur se glace.

 

(… et pourtant, mon Ciel, ma Lune, ma défunte Mamie… voyez comme je souris à mes heures perdues…)

 

Dum spiro spera.

Tant que je vis ,j’espère.

 

 

 


Tous droits réservés - 2012 - Lauriane Lopès


16/10/2012
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