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Soupirance

Le portail aux sept barreaux

Palissement de la face se volcanise
Surgit le teint de la rage jusqu’à la vocalise
Les cris d’une fureur sombrent, bouillonnante,
Rongée par la haine presque non consolante.

Beuglement arrachant le ciel de caractère
Sur les pics de la colère ; tout se déchaine
Les révélations du cœur sans ses chaînes
Puis les lamentations glace l’atmosphère.

Tout semble se cumuler sur véracités imagées
Bernent la cage cérébrale d’alouettes chansonnettes
Se cernent d’illusions embellis sans envisager
Au retour de flammes sur poudre d’escampette.

Tristesse au portail ; point ne se répand
La clef des champs évanouie, depuis longtemps,
Lâche l’expiration d’un souvenir de saison.
Les soupirs se vendangent au souffle du vent.

Par peur du dévoilement des révélations,
Des soupçons venus d’ailleurs, frisent le dérisoire ;
L’inconnu effraie les pensées en déboire.
Sentiment de glace tétanise en fixation…

S’obscurcit la pièce et les couleurs ternissent.
L’horloge perd toute vie, les aiguilles quittent le nid.
L’instant s’égare dans les flots de larmes.
L’instant s’abîme au désespoir…  désarme…

Sombrant dans un puits d’idées noires
Tourbillonnent dans les eaux du tourment
Sans apercevoir la lumière des beaux perchoirs
Sans se sentir recroqueviller dans son isolement.


 

Portail des sept douleurs.jpg
Montage fait par mes soins


Tous Droits Réservés - 2015 - Lauriane Lopès



22/09/2015
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